Quelques citations

Quelques citations pour nous nourrir ou nous amuser. Livrées dans la langue où je les ai lues. Servez-vous ou, mieux encore, lisez les livres dont elles sont tirées !
Jules BARBEY d'AUREVILLY :
« ... les plus beaux noms portés parmi les hommes sont les noms donnés par les ennemis ! » (Les prophètes du passé)
« Un chef de parti n'est jamais après tout qu'un bon caporal. » (Omnia)
« Ils parlent de progrès ! Les gouvernements modernes ne voudraient pas être à la place de leurs petits fils. » (Omnia)
« Quand on a des opinions courantes, je les laisse courir. » (Omnia)
Béatrix BECK
« ... je ne comprends pas pourquoi, puisque vous dites que les jansénistes étaient des hérétiques... Et le miracle de la Sainte Epine, alors ?
- Pourquoi est-ce que le bon Dieu ne ferait pas de miracles pour les hérétiques ? Vous croyez qu'il les aime moins que les autres ? » (Léon Morin, prêtre)
Georges BERNANOS :
« Nul ne peut offenser Dieu cruellement qui ne porte en lui de qui l'aimer et le servir. » (Les grands cimetières sous la lune)
« Nous avons pu lire, écrit de sa main, en marge d'un chapitre des Exercices de Saint-Ignace, cet ordre étrange : "Si tu crois devoir te châtier, frappe fort et peu de temps." » (Sous le soleil de Satan)
« Hélas ! nous sommes tous capables de nous coucher dans la boue, la boue paraît fraîche aux cœurs épuisés. » (Journal d'un curé de campagne)
Léon BLOY :
« Tout riche que ne se considère pas comme L'INTENDANT et le DOMESTIQUE du Pauvre est le plus infâme des voleurs et le plus lâche des fratricides. » (Le Désespéré)
« C'est une obscénité de pharisiens d'exiger des esclaves le désintéressement spirituel qui n'est possible qu'aux affranchis. » (La Femme pauvre)
« Il n'y a qu'une tristesse (...), c'est de N'ÊTRE PAS DES SAINTS. » (La Femme pauvre)
Hermann BROCH :
« Quand c'est le fait d'un seul (...), cela s'appelle folie, quand c'est le fait de tous, cela s'appelle raison, c'est comme cela, on ne peut rien y changer. » (Le Tentateur)
Gilbert Keith CHESTERTON :
“The madman is not the man who has lost his reason. The madman is the man who has lost everything except his reason.” (Orthodoxy)
(« Le fou n'est pas celui qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a perdu tout sauf la raison. » (Orthodoxie)
Michel DEON :
« Un jour, les princes, fils des nymphes, épouseront des bergères puis les princesses, filles des bergères anoblies, épouseront des photographes. L'uniformité tend à devenir une loi dynamique dont la planète non seulement se satisfait mais se réjouit. » (Le Rendez-vous de Patmos)
Pierre DRIEU LA ROCHELLE :
« Je ne me plaignais pas de toute cette méfiance. Il faut avant tout que l'humanité se défende contre les faux talents, contre la démagogie larmoyante ou hargneuse des propres à rien qui s'en croient. » (Mémoires de Dirk Raspe)
Bernard FRANK :
« Comme beaucoup de personnes, je me servais d'une vague métaphysique pour insuffler un style à mon absence de conduite. » (L'Illusion comique)
Witold GOMBROWICZ :
« A mon avis, la littérature futile se targue de résoudre les problèmes de l'existence. La littérature sérieuse les pose (...). La littérature sérieuse ? Elle n'est pas là pour nous faciliter la vie, mais bien pour nous la compliquer. » (Journal)
Verner von HEIDENSTAM :
”...tala sanning blir i längden ofarligare än att ljuga.” (Fången)
(« ... dire la vérité finit par être plus sûr que mentir. » (Captif))
Ernest HELLO :
« L'erreur est une fausse route, une route qui ne conduit à rien, un détour. Plus vous parcourez vite ce terrain inutile, plus vous revenez vite à la route de la patrie, si toutefois vous devez y revenir. » (L'Homme)
Ernst JÜNGER :
« Le fait est qu’il n’existait pas encore de robots à fabriquer des robots. C’eût été la pierre philosophale, la quadrature du cercle. » (Abeilles de verre)
Milan KUNDERA :
« ... je n'avais pas, à l'instar des hypocrites, un visage authentique et d'autres faux. » (La Plaisanterie)
Joseph de MAISTRE :
« L'histoire du neuf Thermidor n'est pas longue : Quelques scélérats firent périr quelques scélérats.
Sans cette brouillerie de famille, les Français gémiraient encore sous le sceptre du Comité de salut public. » (Considérations sur la France)
Philippe MURAY :
« Dans le monde renversé, les valeurs marchent la tête en bas et personne ne s'en étonne. Au contraire. » (Exorcismes spirituels, I)
« Il n'y a pas encore de rire après l'Histoire. Il faut qu'il n'y ait plus que cela. » (préface de Festivus Festivus)
« Quant au Homais de service de Libération, il concluait ainsi sans surprise : "Il est vital pour la survie de l'Europe que la foi - catholique ou autre - y reste confinée aux lieux de culte et aux consciences. Et que Dieu renonce enfin à se substituer à César." D'autant que César est en pleine forme lorsque Dieu lui fout la paix... » (Festivus Festivus)
Roger NIMIER
« Il avait caché qu'il était huguenot. Ce n'est pas difficile : on confie le secret à l'abbé, il est tenu par le mystère des confessions, le tour est joué, on peut épouser sa Tchèque. Je donne le truc pour ce qu'il vaut. Je n'aurai pas à l'essayer : je suis de la religion à Borgia et à Maurras (l'homme-au-couteau-entre-les-dents, vous savez). » (L'Etrangère)
« Les fleurs bleues, le cannibalisme, il suffit de s’entendre et c’est exactement la même chose » (Les Girondins, dans Le Grand d’Espagne)
« Les boîtes de conserve vides, à la semblance des dictatures, sont agréables à regarder – mais à l’usage elles se révèlent d’un caractère blessant. Tandis que les épluchures de légumes, si elles sentent aussi mauvais que les républiques, au moins peut-on s’y habituer. » (Les Epées)
« Un écrivain mort est toujours aimé, cette espèce n’est détestée que dans sa crudité » (L’élève d’Aristote)
« Leur dignité ! Ce mot amusera les réalistes, les réalistes ont encore une ou deux statistiques à finir, ils n’ont pas de temps à perdre avec de pareilles bêtises. » (L’archange au pouvoir, dans L’élève d’Aristote)
Flannery O’CONNOR :
“In the absence of this faith now, we govern by tenderness. It is a tenderness which, long since cut off from the person of Christ, is wrapped in theory. When tenderness is detached from the source of tenderness, its logical outcome is terror. It ends in forced-labor camps and in the fumes of the gas chamber.” (Mystery and Manners – Introduction to A Memoir of Mary Ann)
(« En l’absence désormais de cette foi, nous gouvernons avec la tendresse. C’est une tendresse qui, depuis longtemps séparée de la personne du Christ, est enrobée de théorie. Quand la tendresse est détachée de la source de la tendresse, sa conséquence logique est la terreur. Cela finit dans les camps de travail et la fumée des chambres à gaz. » (Mystère et manières – introduction à A Memoir of Mary Ann))
Dominique de ROUX :
« Enfance de demain, charité est de vous crier au loup, non pour vous destiner à leurs massacres pastoraux, mais pour que vous en soyez les princes, attendu que ce siècle proche est plus stupide encore que le XIXème siècle. » (Maison jaune)
« Le surréalisme, dévergondage mineur, aura au moins ouvert les vannes de la grande imbécilisation finale, donné aux mots leur plus juste valeur d'inutilité. » (Immédiatement)
Ernst von SALOMON :
« J'avais moi-même jadis tenu une tasse de thé à la main et mangé des sandwiches aux herbes affreuses tout en sauvant l'Allemagne. » (Le Questionnaire)
Evelyn WAUGH :
“That is the danger which faces so many people to-day - to have no considered opinion on any subject, to put up with what is wasteful and harmful with the excuse that there is 'good in everything' - which in most cases means an inability to distinguish between good and bad.
There are still things which are worth fighting against.” (Tolerance)
(« C'est le danger qui guette tant de personnes aujourd'hui : n'avoir aucune opinion fondée sur aucun sujet, s'accommoder de ce qui est nuisible et malfaisant avec pour excuse qu'il y a "du bon dans tout" - ce qui dans la plupart des cas signifie l'inaptitude à distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais.
Il y a toujours des choses qui valent la peine de lutter contre elles. » (Tolérance))
“We are not given to breaking windows and throwing stink-bombs, we English Christians. We refuse to learn the ugly modern lesson that nothing succeeds except conspiracy and violence.” (Our Guest of Dishonour)
(« Nous n'avons pas pour habitude de briser les vitres ni de lancer des boules puantes, nous autres, Chrétiens anglais. Nous refusons d'assimiler la répugnante leçon moderne selon laquelle rien ne réussit en dehors des conspirations et de la violence. » (Notre invité de déshonneur)

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