jeudi 21 janvier 2016

Admiré de son bourreau


« Pour rendre témoignage de la vérité, il a soutenu tout cela avec un sang-froid et une fermeté qui nous a[i] tous étonnés. Je reste convaincu qu’il avait puisé cette fermeté dans les principes de la religion, dont personne plus que lui ne paraissait pénétré ni persuadé »
(Extrait d’une lettre de Charles-Henry Sanson à Dulaure[ii], 13 février 1793)
Cet extrait est cité par Jean-Christian Petitfils dans sa biographie de Louis XVI. Qu’une victime suscite à ce point l’admiration chez son bourreau, dans des termes qui eussent pu lui valoir quelques ennuis, voilà qui provoque… mon admiration.
Certes, on pourra toujours dire – et avec raison, hélas – que ce sont les erreurs de Louis XVI qui ont fini par l’amener à l’échafaud, mais force est de reconnaître avec quelle dignité il les assuma et fit face à l’iniquité du traitement qui lui fut accordé. Il faudrait aussi citer ses dernières paroles, simples, nobles et pacifiques. J’y songerai peut-être l’an prochain.
 

[i] Sic.
[ii] Directeur du journal Le Thermomètre du jour.

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